On ne devrait pas aimer la musique plus que sa propre vie. Mais regardons les choses en face. Quand nous avons une petite contrariété, la musique propose un grand élan dramatique (ce violoncelle pleure mieux que nous). Quand nous avons une petite joie, la musique propose un bonheur extatique (ces violons jubilent mieux que nous).
La musique se décompose en mesures. L’homme, en demi-mesures.
Oui, vivre est plus essentiel qu’écrire. Mais l’écriture est mon double virtuel, elle possède une intransigeance dont je suis incapable parce que moi, je suis fait de chair et de sang, alors que l’encre sur le papier est résolument invincible.
Vous dites que cet écrivain
vous transporte dans
un monde merveilleux.
Alors que faites vous
dans cet avion
qui vous transporte à Ibiza ?
Seule l’idée compte. Le reste (sa réalisation) n’est jamais qu’une justification aux yeux du monde. Avec l’action commence la vanité.
Ca me plait d’être un autodidacte. J’ai l’impression de détenir un secret qu’on ne divulguera jamais aux élèves de conservatoire.
Il faut que la musique soit nécessaire et inutile. Quand elle est utile, il se trouve toujours un pervers pour vouloir l’utiliser.
Milan, tu as écrit tout ce que je voulais écrire. Dmitri, tu as composé tout ce que je voulais composer. Je devrai vous haïr tous les deux, mais on a passé tellement de bons moments ensemble.
C’est Mozart qu’on assassine ?
Il y’a pire: j’ouvre la radio
et c’est Claude François
qu’on ressuscite !

